Si vous êtes en quête d’organisation et d’efficience, ce billet est le premier d’une collection à venir.

De l’enfant rêveuse à la stakhanoviste du cadre !

Je passe pour une fille organisée. Pourtant, « être organisée » n’est pas un talent naturel.
Enfant, j’étais rêveuse, bordélique : mes tiroirs n’étaient jamais rangés, je cultivais le désordre, je maltraitais mes affaires.
J’ai appris l’organisation aux forceps : mon père exigeait de moi une discipline quasi militaire ; jeune adulte, mes fonctions en contrôle de gestion puis en conseil en organisation m’ont imposé de devenir une stakhanoviste de l’efficience.
Biberonnée à l’exigence et à la compétition, élevée aux KPIs1Key Performance Indicator, c’est à dire Indicateur de Performance. Il s’agit d’une mesure qui permet de prendre des décisions par rapport à une situation donnée. et aux processus, nourrie au rendement et à la culture du résultat, je garde une abyssale empreinte éducationnelle et une indélébile déformation professionnelle.
Longtemps, j’ai été une artiste de l’organisation pour répondre aux exigences familiales ou professionnelles, pour aller chercher de la reconnaissance.

Organiser la présence

Aujourd’hui, après des années d’errances organisationnelles pour « faire plaisir » ou « ne pas être prise en défaut », j’aime toujours organiser et structurer. J’en tire deux bénéfices :
  • La sécurité.
    À mes yeux, mettre en place une organisation, c’est poser un cadre. Or, le cadre apporte une sécurité (ça sera un de mes leitmotivs dans les billets du la Parentalité). N’en déplaise aux détracteurs des règles, le cadre donne un espace de liberté et d’expression rassurant.
    Lorsque je me sens angoissée ou débordée, je range, je trie ! Ranger, c’est mon rituel d’apaisement (je vous rassure, je me soigne !).
    Organiser et poser un cadre, c’est aussi un garde-fou à mes appétits d’hyperactivité et une tendance à la dispersion qui peut parfois conduire à la frustration.
  • La présence :
    J’organise pour gagner du temps sur les tâches qui ne me plaisent pas et pour pouvoir me centrer sur ce qui est important et essentiel : le lien et la présence à moi-même et aux Autres.
    J’aime avoir terminé les urgences pour prendre le temps de regarder pousser des plantes ou m’asseoir simplement près d’un de mes fils : l’écouter ou l’aider à faire ses devoirs. J’aime prendre le temps d’un thé avec une amie sans regarder la montre : être présente comme si le temps avait suspendu son vol.
    C’est un privilège rare que j’ai appris en Inde.
Et vous, vous êtes-vous déjà questionné sur votre quête ou votre rejet d’organisation : qu’est-ce que ça dit de vos traits de personnalité ? De vos besoins ?

Souvent, en formation ou ailleurs, des participants me questionnent sur ce thème. Chaque fois, je cherche un article à partager avec une approche nuancée, je n’en trouve guère.
J’ai donc créé deux personnages, Mme OrganiZen et M. OrganiKool, humains bourrés de défauts et d’imperfections en quête de simplicité et d’un trésor si précieux et si rare : la présence… La présence à soi-même, la présence aux Autres.
Ils vous emmèneront en voyage. Ils chercheront une baguette magique, cette panacée qui apporterait l’organisation parfaite et immuable. Alors partant, pour explorer avec eux ?
Si oui, envoyez-moi vos questions et quêtes en terme d’organisation : elles aideront nos héros à s’orienter en Organizationite.
Et si, désormais, vous organisiez votre présence et votre attention, tout simplement…

Les visuels sont réalisés sous Canva avec des images et des icônes libres de droits.