La question de la posture est au centre de mes sujets de prédilection : si vous m’avez croisée en formation, vous savez que j’ai à cœur de remettre chacun en action et en responsabilité vis-à-vis de ses décisions, actions, émotions afin qu’il contribue à un monde meilleur.

Au fond, qu’est-ce qu’être humain?

Ainsi, cette vidéo de 140 secondes, découverte ce matin au détour des réseaux sociaux, m’a particulièrement inspirée et touchée.
Une étrange coïncidence du calendrier fait ressortir ce court-métrage, vieux de neuf ans, à l’heure où nombre d’anonymes œuvrent à rendre des sourires, à sauver des vie ou à faire simplement leur travail. Ils sont célébrés quotidiennement.

Condensé de mes convictions profondes, cette vidéo nous rappelle ce que le chemin de la parentalité a d’extraordinaire : porter pendant autant d’années un tout-petit, l’accompagner ensuite pendant une adolescence plus ou moins difficile et chaotique.

La difficile posture du parent

Difficile posture que celle du parent : d’abord parce qu’il faut la tenir longtemps, ensuite parce qu’elle exige de faire des tas de deuils (deuil de l’enfant parfait, deuil de celui qu’on a imaginé, deuil du parent qu’on aurait aimé être), abandon des multiples injonctions, rêves, aspirations et projections déposés dans le berceau du nouveau né.
C’est un rôle qui demande une telle dose d’amour inconditionnel !
Je suis bien placée pour le savoir : mon garnement turbulent aux yeux noirs, peu concentré, est devenu un adulte responsable, créatif, énergique et bienveillant. Mais au prix de quelle patience ! Quels trésors de bienveillance ai-je dû déployer ! Combien de fois ai-je revu ma copie et ma façon de faire, d’entrer en relation, de dire les choses ! Que de remises en question personnelles ! J’ai souvent eu le sentiment que les yeux noirs avaient englouti tout mon capital de patience.

Combien de parents, en ce moment même, depuis plus de quarante jours, tiennent cette posture rendue si difficile par les circonstances d’un confinement qui les place également dans un rôle de « répétiteur ». D’ailleurs, si la relation se tend, oubliez le rôle de répétiteur, revenez à celui de Parent !
Comme le rappelle cette vidéo, l’important c’est de donner de l’Amour à l’enfant : ce capital le construit !
Comme aime à le dire, Nelly, mon amie psychiatre : « N’oubliez jamais que c’est l’amour de sa mère qui a sauvé Harry Potter de la mort. »
Et même si Poudlard n’existe pas, dans la vraie vie, l’enfant est souvent (toujours?) porté par l’amour et le regard positif qu’une figure parentale a posé sur lui.

Nos autres rôles

Quant à la posture de manager, le simple fait de faire confiance, de croire dans les capacités d’un collaborateur va l’aider à surmonter les obstacles, va le faire grandir.
J’en profite pour rappeler que bienveillance ne veut pas dire complaisance, même si la rime est riche.
J’aurai beaucoup à dire, dans un prochain billet sur cette posture de bienveillance, sans complaisance et avec exigence !

En ces temps de confinement, où nombre d’entre nous se questionnent sur leur rôle et le sens de leur quotidien, j’aime cette idée : nous contribuons à un monde meilleur lorsque nous amenons un sourire sur le visage d’un autre, quand nous reconnaissons nos torts et lâchons un peu de notre ego, lorsque nous nous connectons au fait que chaque humain fait de son mieux, drapé de bonnes intentions1Un pré requis de la PNL est que nous avons toujours de bonnes intentions ! C’est là qu’il faut reboucler avec la posture de la bienveillance sans complaisance, une posture difficile à tenir, je vous l’accorde !.

Je sais que certains lecteurs, notamment des lectrices, se reconnaîtront en lisant ces dernières lignes comme des acteurs d’un meilleur quotidien !

Et vous qu’avez-vous fait aujourd’hui qui fait de vous un héros ou une héroïne de votre vie ?